Duel : G700 vs Pyra Wireless

Nous avons essayé • Logitech G700 et Roccat Pyra

Duel de souris wireless : la belle ou la bête ?

Les plus « vieux » d’entre vous se souviennent sans doute de l’époque ou les bonnes souris gaming se comptaient sur les doigts d’une main et étaient proposées exclusivement par le trio Logitech, Microsoft et Razer. Cependant, depuis quelque temps, tout s’est accéléré avec l’arrivée de nombreux acteurs : Steel Series, Roccat, Nova, Ozone, CM Storm ou encore très récemment Thermaltake. Une multiplication qui élargit grandement les possibilités pour les acheteurs, mais qui, dans le même temps, accroit le risque de faire un mauvais choix. Aujourd’hui nous nous penchons sur deux modèles bien particuliers puisqu’il s’agit de souris pour joueurs dépourvues de liaison filaire, la G700 de Logitech et la Pyra Wireless de Roccat. On perçoit déjà quelques voix se lever dans l’assistance, criant à l’hérésie. Amis intégristes, on se calme ! L’objet de ce test est bien évidemment de se prononcer sur l’opportunité du sans-fil proposé par les deux fabricants : nous avons affaire à deux approches assez différentes puisque les deux souris ont des designs, dimensions, poids et capteurs très différents. Tout comme le prix : 60€ pour la Roccat et 100€ pour la Logitech.

 

Duel : G700 vs Pyra Wireless

 

 

• Monsieur et madame ont une fille…

La Logitech G700 vient remplacer feu la G7 et ce qu’on remarque d’entrée, c’est son look. A la place du vert et gris « glossy » plutôt douteux, la dernière production de Logitech arbore une élégante robe noire mate sans le moindre rétro éclairage LED. Juste un indicateur pour connaitre le profil utilisé, le niveau de DPI et de charge. Bref, la G700 est d’une sobriété qui ravira les puristes de la simplicité. En effet, la G700 est assez éloignée en termes de style de la majorité des souris gaming actuelles qui ont tendance à être particulièrement tape-à-l’œil.

 

Logitech G700 - flanc gauche

La G700 se pose en anti-souris édition spéciale Starcraft 2 qui clignote de partout et ça, on aime ! Cela n’empêche pas le constructeur d’avoir cédé à quelques arguments marketing comme un polling de 1000Hz (c’est-à-dire une information envoyée 1000 fois par seconde au PC) qui n’aura d’autre utilité que d’augmenter la charge processeur, ou encore un capteur laser d’une résolution maximale de 5700 DPI pour rater sa cible à coup sûr lorsqu’on utilise une telle sensibilité. Cela reste malgré tout raisonnable.

Pour le reste des caractéristiques on se retrouve avec pas moins de 13 touches programmables, un niveau de DPI modifiable à la volée, plusieurs profils enregistrables dans une mémoire interne, tels les ténors filaires. En revanche pas de système de poids ajustable, l’espace habituellement dédié à cette fonctionnalité étant cette fois réservé à la batterie. Et pour finir, la G700 embarque le petit plus Logitech : la molette débrayable. En un simple clic la molette passe du mode cranté au mode libre pour parcourir avec célérité les incroyables tableaux récapitulatifs des bench réalisés sur le Comptoir (mais ça peut aussi avoir d’autres usages, par exemple la fameuse course de souris retournées qu’organise Thibaut chaque mois dans sa salle de bain). Le bundle se compose pour sa part :

• Du récepteur et d’une rallonge dédiée à ce dernier,

• D’un câble USB pour le rechargement

 

Eh oui, pas de CD de drivers. Il sera donc obligatoire de faire tourner les serveurs Logitech pour récupérer les derniers SetPoint. Un choix que nous validons, d’un point de vue écologique et qui garantit surtout l’installation des tout derniers pilotes. Après la G700 passons à la Pyra Wireless de Roccat.

 

 

Roccat Pyra Wireless : flanc gauche

À l’instar de la souris Logitech, la Roccat est elle aussi tout de noir vêtue tout juste rehaussée, une fois en marche, par un rai lumineux bleu dans le prolongement de la molette, informant l’utilisateur de l’état de marche du mulot et/ou de la mort imminente de la batterie via un clignotement du dit rai. Lumière bleue que l’on retrouve également associée au capteur optique pour… bah oui pourquoi au fait ? Vous connaissez beaucoup de monde qui passe du temps à regarder le capteur de sa souris ? Enfin bref passons. L’apparence de la Pyra Wireless, qui reprend le design angulaire de la Kova et bien sûr de sa version filaire, reste très sobre et avec le polling de 1000Hz c’est à peu près le seul point commun avec la G700.

En effet, ce qui saute aux yeux concernant la Pyra Wireless, c’est sa taille. On est cette fois en face d’une souris au format « portable » et surtout au design ambidextre. Côté caractéristiques c’est le grand écart ou presque vis-à-vis de la G700 de Logitech. On passe d’un capteur laser à un capteur optique qui se limite à 1600 DPI. Un chiffre plus « réaliste » mais qui ne peut pas être changé à la volée tout comme pour les profils. On monte à 12 boutons configurables, mais via une petite subtilité logicielle puisque la Pyra Wireless ne dispose que de 5 boutons physiques. Le bundle se compose :

 

• Du récepteur

• D’un câble USB pour le rechargement

• D’un pochon en tissu pour le transport de la souris

• Le CD de drivers

 

Et pour votre plus grand plaisir, voici un tableau récapitulatif des caractéristiques des deux mulots en lice :

 

  G700 Pyra Wireless
capteur : laser optique
Résolution :

5700dpi

1600dpi

Polling : jusqu’à 1000hz jusqu’à 1000hz
Pris en main :

droitier

ambidextre

Dimensions : 12 x 8 cm 9,5 x 6cm
Poids : 151g (piles comprises) 97g (piles comprises)
Boutons : 13 5 (12 avec easyshift)
Profils : 5 5
Mémoire interne : oui non
Trappe pour récepteur oui oui