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Nous avons essayé • Corsair Raptor K50

K50 : le plastique, c’est fantastique

 

Si Corsair enchaîne les références de tous bords (elle est bonne hein ?) à un rythme soutenu, la firme aura notoirement marqué les esprits avec sa gamme de périphériques Vengeance. Clavier, souris et autres casques orientés gaming, avec un look ravageur et une qualité de fabrication impeccable, mix d’aluminium et de plastiques de bonne facture. Il y a quelques semaines, le constructeur annonçait de nouvelles déclinaisons de ses claviers, dont une reprenant les traits du K95, mais en abandonnant entre autres les switchs mécaniques. Un retour en arrière pas vraiment tendance qui n’est pas sans nous rappeler la période de transition vers une offre de marché où Keytronic vendait du rêve, Microsoft sortait des machins ergonomiques chelous mais bien fabriqués, tandis que Logitech commençait sérieusement à se faire un nom ; une période où les claviers mécaniques étaient relégués aux ossuaires et où l’offre a réellement commencé à se diversifier, notamment sur des claviers à touches mi-hautes, puis plates à la mode laptop. Un bon pari ? 

 

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Corsair ou Raptor ?

le K50 qui sétale devant vous

Le k50 déployé face à vous. Bam. (cliquez pour une taille full size xxl HQ)

 

Si le nom Raptor vous rappelle quelque chose c’est normal, vous n’êtes pas encore totalement imprégnés des films de Spielberg au point de voir des reptiles un peu partout. Raptor Gaming, c’est une marque allemande établie en 2004 devenue référente sur le marché des périphériques destinés aux joueurs en Europe, chose pour laquelle elle est devenue une filiale de Corsair mi 2012 afin de permettre à ce dernier de continuer son offensive sur un marché toujours en essor tandis que pour le premier, c’était l’occasion de continuer à imposer sa griffe en profitant d’un réseau de distribution mondial.

 

Pour le coup, la griffe n’est pas tellement flagrante ce coup-ci avec ce K50 qui ressemble furieusement au K95, l’alu et les switchs MX en moins. Car oui la première et la plus grosse différence avec son ainé, ce qui doit lui permettre de justifier d’un tarif nettement plus bas, c’est le retour aux dômes caoutchoutchouuuuu, mais nous y reviendrons page suivante. Dans sa conception, le K50 conserve une robe noire et une structure similaire à la gamme vengeance, bien que son châssis laissant place au noble aluminium adopte un plastique granulé rigide portant le poids du clavier à un peu plus d’un Kg (sans son câble), ce qui reste d’abord flatteur pour son acquéreur, mais en outre un gage de stabilité d’autant qu’il a des mensurations XL, avec un bon 50cm en largeur.

 

K50 : un châssis désormais en plastiqueK50 : le molette de son, toujours aussi agréable

On reste en terrain connu avec ce K50, fidèle aux traits de la gamme Vengeance (clicouillez pour agrandissement)

 

Petit frère du K95 oblige, il embarque un pavé de 18 touches macro situé à gauche, qui reste à notre sens toujours aussi peu ergonomique se contentant d’aligner un bloc de 3×6 touches simplement différenciées par leur numéro, pas toujours évident de s’y retrouver en pleine action ou simplement compte tenu de leur nombre qui vous demandera des qualités de poulpe pour en tirer pleinement parti.

Plus globalement, le layout reprend traits pour traits le design aérés de la gamme Vengeance avec sa zone supérieure donnant accès aux quatre touches dédiées aux profils, la touche ultime permettant de désactiver à la demande la touche windows, les LEDs blanches informant le statut du clavier, une touche pour régler le niveau du rétroéclairage, une touche mute et la chouette molette de contrôle du volume, qui perd légèrement en qualité avec un toucher moins cranté que sur les Vengeance.

 

K50 : 4 combinaisons possibles pour les pieds

K50 : posé à platK50 : les fefesses relevéesK50 : le bidou relevéK50 : en mode je plaaaaane

Différentes combinaisons sont possibles pour les pieds du clavier. (cliquez pour agrandir)

 

Toutes ces touches jouissent d’un rétroéclairage blanc et franc. C’est propre et classe, quoiqu’un peu trop lumineux pour ce qui concerne les LEDs de statut, prompts à attirer l’oeil. Se distinguent également les touches ZQSD, produit gaming oblige, et les touches fléchées qui sont grises là où les autres sont noires ; touches qu’on ne peut pas interchanger, alors tant pis si vous n’avez que faire de ce repère visuel ou si tout simplement vous n’utilisez pas les raccourcis ZQSD, c’est à dire pas mal de monde quand même… Quitte à proposer des touches de couleurs différentes, ce qui en soit et en l’absence d’un rétroéclairage variable touche à touche est une possibilité intéressante, autant aller jusqu’au bout et permettre à l’usager de distinguer les touches qui lui siéent sans surcoût significatif quant à la fabrication.