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Preview • R7 1700, le Ryzen applicatif du (pas trop) pauvre

 

• Et on peut jouer avec ça ?

Pour avoir une bonne idée des performances en jeu de ce R7 1700, nous avons choisi une GTX 1080. Elle correspond à peu de choses près au haut de gamme qui permet d’être à l’aise en 1440p, et donc encore plus en 1080p même si le CPU influence plus les scores à cette définition. Nous avons bloqué son boost à 1695 MHz, qu’elle tient sans souci, mis la ventilation sur 100% afin de ne pas induire de baisse de fréquence du fait de l’action de GPU Boost 3, et monté les limites thermiques et en consommation via Afterburner. Après divers tests de validation et de monitoring, la carte tient cette fréquence sur nos tests. Les réglages des jeux sont quasiment tous au maximum de ce qu’il est possible de faire. Alors voici ce qu’on obtient en jouant en 1080p avec cette configuration toujours basée sur le moyen de gamme B350 :

 

 

On constate que par rapport au Core i7 6700, le R7 1700 est toujours derrière, des fois assez nettement, mais dans des titres comme Dirt où la moyenne est déjà conséquente. Sur des titres où historiquement on a besoin de patate CPU, c’est plus dur. En effet ArmA 3 et X-Plane 10 ne mettent pas Ryzen à l’avantage. Ses 8 coeurs/16 threads à 3.2 GHz actifs ont du mal face aux 4 coeurs/8threads à 3.7 GHz du Core i7. Toutefois, il est délicat de dire si cette situation est définitive ou si elle provient d’un manque de reconnaissance du jeu. À titre d’exemple, Watch Dogs 2 nous a signalé que notre CPU était en deçà des limites minimales requises, ce qui est évidemment faux. Nos tests internes sur X-Plane 11 montrent que la situation est identique.

 

Et quand on monte les pixels de 70% ?

 

 

Le Core i7 6700 domine toujours, mais ce n’est plus la même chanson. Certes notre GTX 1080 commence à tirer un peu plus la tronche tout simplement parce qu’on y tire dessus, mais on glisse tendrement du domaine de l’influence du CPU vers la limite du GPU. Avec tout cela, les écarts se resserrent, ArmA 3 et X-Plane restent toujours forts pour Skylake, et SW Battlefront signe la seule et unique victoire du Ryzen de cette preview. Même s’il est derrière, le R7 1700 s’en sort très bien, à des années-lumière de ce que les Centurion pouvaient faire.

 

• Bon on s’enc.. s’embrasse ou on prend le train ?

C’était une preview basée sur le R7 1700. Nous n’avons pas à déplorer de dysfonctionnements apparents une fois que nous avons pris en main la bête. Cela ne signifie pas que la plateforme est mûre, elle doit être logiciellement améliorée. Nous avons quand même eu des soucis de RAM avec un autre kit DDR4 3200, le profil XMP enregistré donnait des choses étranges en AMP, du genre un cas 10 appliqué au lieu de 15. Autre fait, une fois que nous réglions ces latences à la main, la carte mère n’appliquait pas ces réglages et ça plantait. Toutes ces déconvenues font partie de la jeunesse de toute plateforme qui inaugure une architecture. Il y a des plâtres à essuyer, et on y a été confronté.

 

Mais le R7 1700 dans son domaine applicatif ne nous a pas déçus lors de cette preview. Si votre choix est de jouer, nous ne saurions trop vous suggérer de patienter pour le test complet du Comptoir, qui sera infiniment plus informatif que ce prétest. Toutefois, ce R7 1700 n’est pas si loin du Skylake i7 6700, ce qui permet de jouer quand même confortablement. Il se pourrait également que la situation soit meilleure sur la partie gaming avec les R5 hexacores ou quadcores, les jeux n’aimant que très rarement 8 coeurs et 16 threads, à quelques très rares exceptions près ! Il saura, en fonction des résultats, vous orienter vers telle puce ou telle autre Intel ou AMD, peser les avantages et inconvénients de chacune pour vous donner tous les éléments qu’il faut pour juger et choisir. C’était une mise en bouche !

 

Toutefois, la sensation de lancement précipité s’est confirmée lors de cette preview. Et avec l’histoire des barrettes de RAM, tolérées par les cartes mères mais pas par tous les contrôleurs mémoire de tous les Ryzen, nous ne pouvons que confirmer cet état de fait. D’ailleurs, AMD a prévu au moins deux mises à jour du micro-code pour optimiser les performances générales et éradiquer les bugs comme celui du FMA3. Cela nous conforte dans le fait qu’il n’est pas venu le bon moment pour vous proposer notre article complet. Il ne traduirait pas les vraies performances que nous aurons dans une paire de mois. Et le chantier est énorme, aussi nous faisons appel à votre patience !

 

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